K I N E M A (2025)
« Our body is the boat that will carry us to the other side of the ocean of life. You have to take care of it. » Swami Vivekananda
Music
Aki ONDA "Experimental Performance" (extraits)
DJ ro3 " Etat second " (extraits)
Images, design et effets visuels (sans IA),
montage et realisation: Jean-Paul DEVIN-ROUX
The words "Cinema" and "Kinesitherapy" come from the same Greek root "Kinema," meaning "movement."
Cinema allows you to see moving images.
Kinesitherapy relieves pain and tension in our body's movements. Blurring the line between reality and imagination, "Kinema" communicates visual, auditory, and emotional sensations to allow the audience to become aware of them.
Texte de Simone Dompeyre, commissaire artistique des Rencontres Internationales Traverse et présidente de l'association Traverse Vidéo:
Dans son approche multiforme du cinéma et du corps en mouvement, Jean-Paul Devin-Roux s’engage dans le jeu des étymons : cinéma et kinésithérapie, puisque tous deux adoptent au grec, kiné/ le mouvement, l’un comme écriture, trace, empreinte, l’autre comme soin, antidouleur ou apaisement des tensions.
Il le fait en cinéma en mouvant les images et les sons... bande de Moebius puisque interpénétration du sujet dans le mode d’écriture, impossible dissociation.
D’emblée, cependant, c’est la main chiro en très gros plan, dont les lignes se distinguent… même si ce n’est pas là une étude comparée de ces pratiques médicales à portée de mains chiropracteur/kinésithérapeute.
Visage au plus près touché, caressé, lèvres malléables, dos nu ou habillé d’au moins deux personnes voire mains bénéficient du passage, de l’appui, de la pression des doigts ou des mains serrées dans le sourire esquissé ou du moins serein. Parfois métaphorique, en superposition des files de points comme un feu d’artifice des couleurs ou des fils fins et concentriques signifient cette rencontre ou plus étonnamment de l’eau quelque peu croupie puisque en algues vertes sur laquelle volette une libellule et le globe terrestre en zoom avant ou des flottants jaunes maritimes comme des pensées dérivées sous ces heureuses mains. Les formes attirent les objets ou leur mouvement.
Un objet insolite s’immisce dans ce parallèle, musical celui-là, une cymbale métallique en gris ou rutilante en cuivre, d’abord entrevue puis nettement productrice de la sonnerie entraînante ainsi scandée. Elle-même prise par le mouvement déborde la rigidité du métal ; d’abord c’est une bille puis deux de couleurs vives qui tournent dans le cône de l’instrument renversé, prises sautillantes, elle apporte le mouvement interne mais plus encore son cercle de métal, aux raies visibles, qui tapé par une baguette devient virevoltante, mouvante comme une jupe dansante. Et dans ce mouvement impossible à l'œil nu, avec cette transformation en autre matière, se rappelle le cinéma des premiers temps et sa liaison de projets scientifiques et de cinéma pur sans histoire, ni acteur mais en mouvement et rythmes…
Ainsi la bulle d’eau de Lucien Bull, merveilleuse figure prise en vue ultrarapide de 1400 images/seconde et projetés à environ 20 images dépassant la réelle goutte bue en un ballet kinématographique. Désormais les camara et banc de montage actuel aident à de telles mutations et le cinéma de Jean-Paul Devin-Roux se fait sur cette même attirance du rythme dit alors “l’élément primordial et esthétique de toute la vie, comme de tous les arts, comme de toutes les émotions » selon Paul Ramain, qui né avec le cinéma en 1895, cumula les domaines de sens, de recherches, d’art puisque médecin, mélomane, cinéphile et œnologue, entomologiste et mycologue, il écrivit des critiques sur le cinéma, parce que la curiosité des mouvements/κίνημα, kínêma du monde recherche des échos… ce que fait le cinéma de Jean-Paul Devin-Roux.
— Simone Dompeyre
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